Chambord 2026

« La Paix soit avec vous ! » Ce sont les premiers mots de Jésus pour saluer ses disciples en leur apparaissant.  Ils avaient bien besoin d’être apaisés après les tribulations de la Passion.

Eh bien, ce matin, le Christ ressuscité salue chacun et chacune de nous de la même manière. Nous sommes venus pour célébrer l’Eucharistie c’est-à-dire pour rendre grâce car par sa mort et sa résurrection nous a donné la Vie. En êtes-vous convaincus ? Non seulement Jésus nous dit : « La Paix soit avec vous », mais il ajoute pour chacun des Thomas que nous sommes : (je rappelle que Thomas signifie Jumeau… nous sommes tous le frère ou la sœur jumelle de Thomas ! « Cesse d’être incrédule, sois croyant… heureux ceux qui croient sans avoir vu ».  C’est bien notre cas !

            Ce deuxième dimanche de la résurrection du Seigneur, l’Eglise célèbre la fête de la Divine Miséricorde. C’est la fête du cœur de Dieu. Il est Miséricorde. Comme il lui tarde que nous en prenions conscience que le monde de ténèbres dans lequel nous nous enfonçons se tourne enfin vers la Lumière. Il y a urgence à quitter la culture de mort qui s’abat sur notre époque. Partout il n’y a que bruit de guerres, d’assassinats, de révoltes, de destructions massives de toutes sortes.  Sombrer dans le pessimisme le plus noir ne serait pas une attitude chrétienne. Mais il nous faut la Paix de Dieu pour tenir le coup !

Le 2 avril 2005, le saint Pape Jean-Paul II entrait dans la joie du Christ ressuscité. Il y retrouvait Sœur Faustine, une religieuse de Cracovie qu’il avait canonisée le 30 avril 2000.

            Le 2 avril 2005 c’était précisément la vigile de la fête de la Divine Miséricorde qu’il avait lui-même institué sur les recommandations du Seigneur Jésus à cette jeune religieuse.  La compatriote de Karol Wojtyla est décédée à l’âge de 33 ans l’année même où il arrivait à Cracovie pour débuter ses études universitaires.

            Faustine est une religieuse qui ne brille ni par des titres universitaires, ni par une noble naissance, ni par une grande culture. Elle est sans instruction. Juste bonne à tenir la porterie du couvent, à faire la cuisine et le jardin. Eh bien, c’est cette jeune femme-là que Jésus a choisi pour alerter notre époque sur l’urgence qu’il y a à la conversion.  Les critères du Seigneur pour diffuser son Message de tendresse et d’Amour ne sont pas tout à fait les nôtres ! Saint Paul nous a averti : « Ce qu’il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion les sages ; ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion ce qui est fort ; ce qui est d’origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n’est pas, voilà ce que Dieu a choisi, pour réduire à rien ce qui est ; ainsi aucun être de chair ne pourra s’enorgueillir devant Dieu. »  Pensons à Bernadette, Catherine Labouré, Mélanie, les petits bergers de Fatima etc. Ce sont des choix déconcertants pour un DRH, compte tenu du message à délivrer au monde !

 Le futur Jean-Paul II le connaissait ce message de Sœur Faustine et, lorsque pendant la guerre il est ouvrier à l’usine chimique Soval, il s’arrête chaque soir pour prier sur sa tombe.

            Jean Paul II souligne l’importance des révélations de Jésus à sœur Faustine. Celles-ci n’ajoutent rien à l’Evangile mais elles nous incitent à prendre enfin l’Evangile au sérieux et à le vivre en profondeur. Ce que Faustine rapporte sur la Divine Miséricorde a une portée universelle. Nous sommes bel et bien dans le Mystère Pascal : « Le mal ne remportera pas la victoire. Le bien est en définitive victorieux de la mort. La vie triomphe toujours de la haine » et c’est bien parce qu’il est conscient de sa défaite que le démon se déchaîne et fait tout pour entraîner le monde dans le chaos. « Résistons-lui avec la force de la foi »

Saint Jean Paul II, lors de l’Homélie de la fête de la Divine Miséricorde en 2001 disait : « Le message de Faustine constitue la réponse adéquate et incisive que Dieu a voulu offrir aux hommes de notre temps marqué par d’immenses tragédies. Jésus a dit un jour à la sœur : « L’humanité ne trouvera pas la Paix tant qu’elle ne s’adressera pas avec confiance à la miséricorde divine. » Et il poursuivait en disant que la miséricorde divine est le don pascal que l’Eglise reçoit du Christ ressuscité et qu’il offre à l’humanité à l’aube de ce 3ème millénaire.

Si nous ne voulons pas désespérer de nos gouvernants, et de ceux qui détiennent l’avenir de la planète entre leurs mains, prenons ce message au sérieux. Il n’est pas secondaire disait le Pape Benoît XVI en célébrant cette fête le 23 avril 2006. Et pour que nous nous décidions à nous tourner vers Jésus Miséricordieux, le Pape François a décrété l’ouverture le 8 décembre 2015 d’une année jubilaire extraordinaire de la divine Miséricorde.

Il y a péril en la demeure du monde ! Pour vivre de la Paix du Christ ressuscité, tournons-nous donc résolument vers Lui et disons tous ensemble : « Jésus j’ai confiance en toi ».

Eglise Saint-Louis - Chambord