Nous venons d’entendre la lecture de la Passion du Seigneur Jésus.
Il n’y a pas à en dire plus. Devant la souffrance et la mort nous devrions avoir, les uns et les autres, la pudeur de nous taire….
Dieu, notre Dieu, n’a pas voulu la mort.
Il ne peut pas s’en réjouir. Il l’a subie en son Fils Jésus. Et quelle mort atroce, ignoble, insoutenable. Ô mort où es ta victoire ?
Quelle chance nous avons, nous, aujourd’hui. Nous savons que Jésus est ressorti vivant du tombeau. Il ne peut plus souffrir, il ne peut plus mourir.
Dans sa mort et sa résurrection il a englouti nos morts futurs.
Aujourd’hui chaque fois que meurt un homme, une femme, quel que soit son âge, c’est un Temple de l’Esprit de Dieu qui disparait de la surface de la terre. Mais c’est une âme qui entre dans la Lumière. C’est une âme émerveillée qui est enveloppée par un Amour immense ;
Un Amour, une Lumière que nul ne peut décrire !
Oui c’est bien d’Amour dont il s’agit.
C’est par Amour que Jésus a institué l’Eucharistie, ce sacrement extraordinaire qui nous donne Dieu à manger pour faire de nous ses fils et ses filles.
Un avant-goût du ciel si nous le réalisions réellement !
Oui, c’est bien d’Amour dont il s’agit quand ce Dieu que l’on dit Tout-Puissant se fait pauvre, petit, faible, afin de ne pas nous effrayer.
Oui, c’est bien d’Amour dont il s’agit quand il accepte de mourir pour toi, pour moi, mon frère, ma sœur…
Nous sommes les enfants d’un même Père qui est au ciel. Quand accepterons-nous de nous comporter comme tel ?
En ce dimanche des Rameaux qui nous ouvre sur cette semaine qui entre toutes est Sainte, ouvrons notre cœur, notre intelligence, notre esprit, notre raison à cette grande révélation.
Nous sommes des fils, des filles tendrement aimés par un Dieu qui s’est sacrifié sur le bois de la Croix pour tous nous sauver.